Samedi 4 mars 2006
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16:36
Je vous ai manqué, je le sais... mais me voilà de retour, entièrement disposée à écrire un article tout à fait fastidieux et soporifique qui vous ennuiera et apaisera votre égo en vous disant que finalement vous êtes pas si chiant que ça comparé à d'autre!
Trève de plaisanterie.
Me voici donc à la fin de mes vacances, bronzée de cette semaine à la neige (avec la marque des lunettes, enfin bref, bronzage de skieuse qui se respecte - pas tant que ça, d'ailleurs). J'avais dit que je me couperai du monde, mais je n'avais pas précisé qu'Il n'était pas le monde: je n'ai donc pas menti, je me suis coupée du monde... et je l'ai eu en moyenne trois heures tous les soirs (débuts de nuit, même) pendant deux semaines. Un sourire s'affiche sur mon visage rien qu'à y repenser.
Mais il s'efface bien vite, le sourire: la fatigue me tiraille de tous les côtés, je suis éreintée, fatiguée et desespérément "à la masse".
Or donc: je suis rentrée hier vers 17 heures, et trois petites heures (qui m'ont semblées bien longues, j'ai donc pris mon temps et DONC j'ai failli être en retard à force de pas réussir à me décider entre un jean, un jean beige, un haut marron, un débardeur blanc, une tunique verte, les Converses marrons, les Converses noires...) (Pour ceux qui ça interesserait j'ai fini par me rabattre sur un joli ensemble de hauts noirs dénudant délicatement l'arrondi de mes épaules, le foutu jean beige, et les Converses noires...) (... ben oui, qui diable aurait eu l'idée de mettre les marrons quand il a un haut noir??) plus tard, j'étais devant le cinéma.
Bref. Des détails sur le film? Hé bien, je suis allée voir Hell parce que j'avais pensé du bien (pas beaucoup de bien... mais du bien) du livre (de Lolita Pill) alors j'm'étais dit, allons voir ce massacre. Ma foi, je dois admettre que j'ai un peu culpabilisé de l'avoir fait payer deux places de ciné pour CA (mais d'un coté, il a pas voulu que j'me paye la place toute seule comme une grande... ... féministe, que je suis.). Le film était donc creux, pour preuve, il m'a demandé le but du film pendant à peu près toute la séance. Heureusement, y'avait des m&m's (qui n'ont pas fait long feu, d'ailleurs... paquet de 200 grs, pourtant!) et le fait de les faire croquer ben ça nous a occupé. Et puis on a rigolé (alors que c'était pas vraiment censé être une comédie! - deux jeunes bourgeois ultra friqués et totally paumés qui se noient dans l'alcool, s'épanouissent nulle part ailleurs que dans la coke, et se déchirent dans les affres de l'amour). Mais que voulez vous? J'aime son rire. (Qui a dit que je l'aimais tout court?)
Et puis après, escale à McDo. Mc Flurry m&m's (oui y'a des accros aux m&m's au même titre qu'il y a des alcooliques) et Sunday au chocolat bouffés sous une pluie fine et fraiche, sous un abri (quand même!). Regarder les gens passer, pas vraiment de longs discours, des bribes de conversations, des regards en coins, se retrouver.
On a quand même fini par rentrer. J'ai râlé: "J'aime pas attendre". (Déjà dit dans la file d'attente au McDo, et puis à cause du métro qui arrivait pas... mais on peut aussi le mettre dans le cadre de cette relation! - Euh, celle de Lui & Moi...). Bref. Une fois chez moi, dans ma chambre, nous passons aux choses sérieuses... ... Guitare! (Héé! à quoi vous pensiez?) . Comme promis, il m'apprend le début de Jeux Interdits. Et comme je suis une élève très douée, il m'a dit que j'allais cartonner à la gratte!
Sourire.
Et puis bah... Comme nous l'avions prévu, nous avons fait une nuit blanche (il ne faut pas voir ce "nous" comme une tentative de faire une phrase jolie, c'est juste que j'aime bien nous mettre tous les deux dans un "nous" sujet. Z'avez compris, l'idée, au moins?). Avec comme seules armes contre la fatigue une demie bouteille de vodka et encore des coins de nos vies à nous raconter. On s'est battus (j'ai même un bleu au menton :x).
Toujours est il qu'à 8 heures, nous n'avions toujours pas fermé l'oeil (enfin si, mais sans sombrer dans un profond et lourd sommeil... ni même un sommeil partiel), qu'il est parti, que j'suis restée dans mon lit en respirant les effluves de sa peau encore présentes sur ma couette, et que je passe cette journée à dormir par phases de deux heures.
J'ai toujours rien foutu de mes devoirs de vacances (enfin pas 1/4 de ce que j'aurais dû) et figurez vous que j'ai pas la tête à ça. Donc, je vais improviser...
Boarf, j'ai tellement de choses à raconter. Pas spécialement à vous, en fait, vous vous en fichez probablement royalement comme de votre première chaussette (bien qu'il soit fort possible que des gens soient psychologiquement hyper attachés a leur premiere chaussette) mais juste pour que je n'oublie pas. Mais suis je bête? Comment j'oublierai? Moi? Oublier? Bon. Je vous en parlerai lundi pour les plus (- les moins -) chanceux d'entre vous.
[ZenavépenCkoua]